Société archéologique et historique de l'île aux Tourtes

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Campagnes 2001-2003

Pour le programme triennal de 2001-2003, les archéologues d'Archéotec ont révisé les dimensions probables du fort et ont tenté de les préciser sur la base d'autres documents comme le plan de Rousseau datant du début du vingtième siècle. Ils ont donc émis une hypothèse qui donne une envergure plus raisonnée du fort. Ce plan présente un fort aux proportions plus modestes qui s'accordent davantage avec les dimensions usuelles de la majorité des installations fortifiées françaises du dix-huitième siècle en Nouvelle-France.

Plan polyphasé du site BiFl-5 de la campagne de 2001

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Plan polyphasé du site BiFl-5 démontrant les hypothèses de travail lors de la campagne de 2001.

Archéotec, Île aux Tourtes. Interventions archéologiques 2001. Rapport de recherches, 2002.

Intervention archéologique de 2001

  • Date de l’intervention : 3 octobre au 2 novembre 2001
  • Date du rapport : printemps 2002
  • Auteur : Archéotec Inc.
Localisation des fouilles effectuées lors de la campagne de 2001

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Localisation des fouilles effectuées lors de la campagne de 2001.

Archéotec, Île aux Tourtes. Interventions archéologiques 2001. Rapport de recherches, 2002.

Tableau des objectifs et des résultats de l'intervention
ObjectifsRésultats
Vérifier les hypothèses sur l’emplacement du fort
2A : Vérifier l’hypothèse de la présence de l’angle nord-ouest du fort selon l’interprétation du plan de Rousseau. Absence de traces de la palissade et du bastion.
Impossible de situer l’emplacement à l’intérieur ou à l’extérieur du fort.
2AH : Vérifier l’hypothèse de la présence de l’angle nord-est du fort selon l’interprétation du plan de Rousseau. Présence d’un foyer associé à des restes osseux blanchis et de nombreux objets de traite. Probablement un lieu de séjours et de rencontres.
Présence d’éclats de chert et de quartzite. Cet espace a été occupé durant la période préhistorique.
2P : Confirmer la présence du bastion nord-ouest et vérifier la présence possible de la palissade de bois Absence de traces de la palissade.
Ces vestiges ne sont pas assez importants pour être associés au bastion nord-ouest.
Seraient plutôt les vestiges d’un bâtiment construit au dix-neuvième siècle d’après le type de mortier utilisé.
Associés à la cave ou au cellier construit par Gilbert Nicéphore Brabant entre 1879 et 1891.
Cerner les vestiges de l’église et établir la chronologie de son utilisation
1A : Documenter les techniques de construction et améliorer les connaissances sur l’utilisation de l’espace autour de l’église. Les murs de l’église sont constitués de grès rose sous forme de moellons ou de pierres grossièrement équarries et liées avec du mortier.
La tranchée de construction n’est pas plus large que le mur.
Impossible de localiser le devant et l’arrière de l’église. La porte se trouvait peut-être du côté ouest du bâtiment.
On présume que l’intérieur de l’église était enduit d’un crépi de mortier et ensuite recouvert de chaux.
L’extérieur était enduit, tout au plus, de chaux.
1E : Vérifier la présence du plancher de l’église, circonscrire l’espace intérieur et vérifier la présence de sépultures. La couche correspondant au plancher est interprétée comme étant un plancher en terre battue. L’hypothèse d’un plancher en bois reste à confirmer.
1M : Documenter l’espace utilisé en périphérie de l’église, localiser le cimetière et évaluer les perturbations causées par la construction du gazoduc en 1958. Des dents humaines sont trouvées ce qui laisse supposer la présence d’un cimetière.
Des artefacts du dix-neuvième siècle trouvés.
Couche résultant d’un bouleversement, causé en 1958, par la construction du gazoduc.
Sentier dallé du début vingtième siècle associé à l’occupation dans l’île du docteur Brown.
Documenter l’utilisation de l’espace par les Amérindiens depuis la période préhistorique
3J, 3K : Documenter les campements amérindiens autour de la mission et identifier leurs emplacements. Occupation préhistorique, probablement pendant le Sylvicole.
Découverte d’éclats de chert, de quartz hyalin, de quartzite grossier, d’un fragment distal de biface en chert et d’un fragment de couteau poli en schiste ardoisier.
Présence de nombreux os blanchis qui laisse entrevoir la possibilité d’un foyer.
Campement des habitants de la mission au dix-huitième siècle.

Intervention archéologique de 2002

  • Date de l’intervention : 15 octobre au 1er novembre 2002
  • Date du rapport : septembre 2003
  • Auteur : Archéotec Inc.
Hypothèses de travail et localisation des opérations de 2002

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Hypothèses de travail et localisation des opérations effectuées lors de la campagne de 2002.

Archéotec, Île aux Tourtes. Site BiFl‑5. Interventions archéologiques. Rapport de la campagne 2002, septembre 2003.

Tableau des objectifs et des résultats de l'intervention
ObjectifsRésultats
Vérifier l’hypothèse de l'Aveu et dénombrement de 1725 et les caractéristiques des forts du tournant du dix-huitième siècle
1S : Localiser la palissade sud du fort. Sépulture d’une Amérindienne décédée entre 1704 et 1710.
Des pierres de l’église ont sans doute été récupérées et utilisées à d’autres fins.
L’utilisation du secteur au début du dix-neuvième siècle est perçue dans la stratigraphie du sol.
La palissade sud n’a pas été localisée.
2 CP : Localiser la palissade ouest du fort. Un mélange d’artefacts du dix-neuvième et du vingtième siècle confirme les bouleversements récents des sols de ce secteur.
La palissade ouest n’a pas été localisée.
1R : Délimiter l’espace du parvis et de la porte de l’église pour comprendre l’aménagement intérieur du fort. Le parvis, situé du côté ouest de l’église, est fait de pierres calcaires dégrossies et posées à plat sur le sol. Les interstices sont comblés avec de la terre. Les vestiges, déstructurés par les racines des arbres, ont été dégagés sur une longueur de 3 mètres sur 1 mètre.
La localisation de la porte de l’église n’a pas été confirmée.
Analyse pollinique de l’étang
Examiner la nature de l’utilisation humaine du marais. Couverture végétale précoloniale d’érablière à caryer qui persiste jusqu’à la fin du dix-neuvième siècle.
Ensuite, aménagement de chalets et périmètre de l’étang dégagé; introduction d’épinettes de Norvège et champ de sarrasin.
Pendant 20 ans, l’érable argenté semble prendre le pas sur l’érable à sucre.
Les travaux du gazoduc perturbent l’écologie de l’île. On observe une forte majorité d’érable argenté et de peuplier deltoïde.
Présence de graines de nerprun bourdaine, essence à caractère médicinal importée d’Europe.

Interventions archéologiques de 2003

  • Date de l’intervention : 30 septembre au 20 novembre 2003
  • Date du rapport : mars 2004
  • Auteur : Archéotec Inc.
Plan des zones d'inventaire de 2003

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Plan des zones d'inventaire, campagne de 2003.

Archéotec, Île aux Tourtes. Campagne 2003. Inventaire archéologique, mars 2004.

Tableau des objectifs et des résultats de l'intervention
ObjectifsRésultats
Inventaire archéologique sur l’ensemble de l’île aux Tourtes
Secteur Ouest. Site archéologique répertorié en 1991 et interprété comme étant une maison de bûcheron datant du milieu du dix-neuvième siècle, BiFm-2.
Deux zones d’occupation préhistoriques et historiques, BiFm-9 et BiFm-10.
Secteur Centre. Long segment du muret de pierres sèches qui longe la rive nord de l’île.
Secteur Est. Site archéologique de la mission et du fort de l’île, BiFl-5.
Cinq sites préhistoriques.
  • Date de l’intervention : 6 octobre au 11 novembre 2003
  • Date du rapport : mai 2004
  • Auteur : Archéotec Inc.
Localisation des fouilles de 2003

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Localisation des fouilles effectuées lors de la campagne de 2003.

Archéotec, Île aux Tourtes. Site BiFl‑5. Fouilles archéologiques. Rapport de la campagne 2003, septembre 2003.

Tableau des objectifs et des résultats de l'intervention
ObjectifsRésultats
Consolider les connaissances en dégageant des espaces où les sondages des années antérieures avaient mis au jour des vestiges intéressants.
1T, 1U, 1V, 1W, 1X : Documenter l’endroit identifié par Transit en 1992 comme étant un dépotoir et localiser le presbytère. La quantité et la diversité dans la distribution verticale des artefacts récents semblent compatibles avec la présence d’un lieu de rejet.
Éclats de pierre de la même matière que les pierres des murs de l’église provenant sans doute de la construction de celle-ci témoignent de l’absence de bâtiment à cet endroit en 1710.
Ossements d’animaux domestiques (bœuf, mouton, porc et poulet) tels que des côtes et des os longs, donc il s’agit probablement des restes de parties consommées.
Peu d’ossements d’animaux sauvages. Les ossements de castor sont présents, mais sans les incisives, il est plausible de penser que des peaux de castor auraient été transformées à cet endroit précis. Les incisives de castor étaient prisées par les chasseurs pour en faire des gouges ou des parures.
1Y : Localiser le presbytère. Identification de la présence d’un niveau d’abandon comportant beaucoup de mortier ayant recouvert les murs extérieurs de l’église.
Identification des perturbations datant de la fin du dix-neuvième siècle.
1Z : Vérifier l’état du coin nord-est de l’église. Couche de mortier trouvée à la base du mur de même composition que celui de l’église. Il pourrait s’agir d’un lit de pose relié à la présence de murs en bois, ce qui serait un indice de la présence d’un bâtiment annexe.
2AH : Fouiller le foyer entouré de matériel de traite trouvé en 2001. Pas de trace apparente de structure d’habitation, ni traces de piquets, ni nivellement ou remblais.
Le foyer correspond à une cuvette entourée de pierres, diamètre extérieur de 1,70 mètre et diamètre de la cuvette de 0,80 mètre avec une profondeur de 0,21 mètre au centre.
Aucun ossement d’animal domestique.
Animaux sauvages principalement des os de castor et de rat musqué. Beaucoup de crânes, des os longs ou aux extrémités des membres, ce qui constitue des rejets au moment de la préparation des repas.
Conclusion : Cette sous-opération constitue un espace domestique qui pourrait correspondre à une habitation amérindienne de type wigwam (tente circulaire).
Résumé du programme triennal 2001‑2003
Confirmation de l’emplacement choisi par René Charles de Breslay pour y accueillir les Amérindiens au début du dix-huitième siècle.
L’emplacement de l’église par rapport au reste du fort reste à définir. Cependant, du côté est du bâtiment, les poussières résultant de la taille des pierres destinées à former les murs de l’église, ont été dégagées au cours de la dernière campagne et si les ouvriers avaient accès à cet espace, c’est qu’ils se trouvaient à l’intérieur du fort.
L’église se trouve donc entourée des bâtiments et aménagements reliés au fort. Il reste à définir la distance à parcourir de l’église vers l’extérieur du fort.
Les données recueillies ont permis de documenter une partie du quotidien à l’île aux Tourtes.
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Dernière mise à jour 30 octobre 2012