Société archéologique et historique de l'île aux Tourtes

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Contexte environnemental

Nature des sols

Toute la région des basses terres du Saint-Laurent, dans laquelle est enclavée l’île à l’étude, est caractérisée par une dénivellation faible. Elle se situe en aval et en amont du lac Saint-François et se trouve généralement à une altitude inférieure à 100 mètres.

La classification des sols du ministère fédéral de l’Agriculture nous apprend que les sols de toute la section comprise entre l’île Cadieux et l’île aux Tourtes, ainsi qu’une portion de l’île Perrot, se sont développés sur des dépôts du type till glaciaire. Ces sols, bien drainés, font partie de la série Perrot, cela signifie que le substrat et le till que l’on y rencontre sont composés et proviennent en grande majorité de grès de la formation de Potsdam. Ils constituent près de 15 % de la superficie du comté. Leur surface est jonchée de blocs de grès dont la densité augmente au fur et à mesure que l’on se rapproche de la roche-mère. Ces blocs, de toutes dimensions, sont anguleux et forment environ 40 % à 50 % du dépôt. Ils contiennent en plus du grès quelques fragments épars de pierre à chaux.

On y rencontre également des sables et des graviers, parfois légèrement limoneux, provenant de la désagrégation de la roche sous-jacente, dont l’épaisseur moyenne se situe aux environs de 70 centimètres. La présence de particules limoneuses nous laisse supposer que le dépôt a vraisemblablement été remanié par les eaux du lac des Deux Montagnes, lors de ses débordements fréquents.

À l’île aux Tourtes, le substrat rocheux est constitué uniquement de grès de la formation de Potsdam.

Il est important de comprendre la nature des sols afin de bien évaluer les repères chronologiques que fournit la profondeur à laquelle sont découverts les artefacts. Au moment de l’occupation, les objets laissés par les occupants se trouvent en surface. Avec le temps, l’apport annuel des feuilles des arbres, des branches et des arbres eux-mêmes, et leur mélange subséquent avec les sédiments, entraîne l’enfouissement graduel de ces objets. La végétation arborescente modifie les sols naturels de deux façons, d’abord par le processus de formation et d’évolution des sols, et ensuite par le déracinement et le pourrissement des arbres renversés, aussi appelé chablis.

Comme le sol de l’île aux Tourtes présente une forte densité de blocs et de fragments de roches, le bouleversement dû aux rongeurs et aux lombrics est moins prononcé. Le sol de l’île aux Tourtes correspond généralement à un sol brun forestier avec une litière très mince. Dans ce type de sol, il est d’ordinaire difficile de reconnaître des couches dans l’épaisseur du sol où les racines des arbres se déploient. Par ailleurs, ce sont les chablis qui perturbent le sol le plus profondément. Le déracinement d’un arbre peut ainsi avoir pour conséquence de faire remonter à la surface des objets qui se trouvaient plus en profondeur. Lors du creusement des sondages archéologiques, il faut pouvoir différencier les niveaux non perturbés des niveaux perturbés. On constate ainsi que les sols non perturbés renferment des indices archéologiques superposés en bonne relation avec la chronologie des occupations. Au contraire, dans les sols perturbés, des éléments récents peuvent se trouver sous des objets plus anciens. Étant donné la rapidité avec laquelle les éléments naturels se transforment, il est souvent impossible de distinguer des perturbations mineures ou de faibles amplitudes.

La faune et la flore de l’île aux Tourtes

On retrouve dans l’île aux Tourtes de petits mammifères terrestres tels que l’écureuil, le tamia, le castor, le rat musqué et de petits reptiles. Plus de 290 espèces d’oiseaux vivent dans les arbres du secteur.

À l’époque de la mission, les principales plantes ou arbres poussant dans l’île aux Tourtes étaient le caryer cordiforme, le micocoulier, le cerisier sauvage, le nerprun bourdaine, le vinaigrier, le tilleul et la vigne sauvage. Aujourd’hui, le chêne rouge domine le couvert forestier. Il est accompagné d’autres feuillus tels que le caryer ovale, le frêne blanc, le chêne bicolore et quelques érables à sucre.

Une grande variété de poissons, comme la perchaude, le crapet-soleil, le crapet de roche et la barbotte brune, foisonne dans les eaux qui ceinturent l’île.

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Dernière mise à jour 30 octobre 2012